Fiche technique du CNIG n°71

RESOLUTION DU CNIG PORTANT SUR LE RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL « ADRESSE »

La décision interministérielle du 19 février 2001, faisant suite au rapport remis au Premier ministre par le député Guy Lengagne, définissait le principe de réalisation sur toute la France d’un référentiel aux grandes échelles (RGE) comprenant quatre composantes : topographie, parcellaire cadastral, adresses et orthophotographie (voir sur ces questions les fiches CNIG n° 33, 54 et 57). Elle confiait au CNIG la mission de préciser les besoins des utilisateurs en matière de référentiel national des adresses, intégrable au RGE


Travaux du groupe de travail « adresse » du CNIG


Préambule


Le CNIG a mis en place un groupe de travail « Adresse » en juillet 2000, et les recommandations de ce groupe ont été examinées par le CNIG lors de sa séance plénière du 13 novembre 2002.

L’objectif est de produire une composante « adresse » du RGE, cohérente avec les autres composantes, notamment dans ses aspects géométriques, temporels et sémantiques, qui soit de contenu simple, et accessible dans des conditions techniques et financières aisées.

L’adresse en France est décrite par une norme AFNOR (XP Z 10-011), qui identifie les différents éléments de l’adresse postale et les répartit en 6 lignes. Les travaux menés pour la composante adresse du RGE ne portent que sur la partie anonyme des adresses, correspondant aux lignes 3 à 6 de la norme AFNOR.

Fonctions attendues


Cette composante adresse du RGE aura pour fonctions :




Enjeux


Les enjeux liés à une adresse spatialisée de qualité sont importants :






Principes généraux

Le dispositif à créer est un bien public, devant s’appuyer sur des textes législatifs et réglementaires. Il doit de plus satisfaire les exigences suivantes :








L’objectif est que la solution à mettre en place soit partagée par tous les acteurs concernés.


Propositions


Aspects techniques 




Organisation


La constitution du fichier national des points géographiques des adresses suppose qu’une maîtrise d’ouvrage publique soit mise en place - plusieurs organismes sont concernés, la tutelle de La Poste (DIGITIP), l’INSEE, la Direction Générale des Impôts (DGI) - ainsi qu’une maîtrise d’œuvre dans un second temps. Les modalités détaillées sont décrites dans l’encadré ci-après.

Les deux premières modalités de localisation, par tronçon de rue et aux centroïdes des parcelles, seront réalisées par l’IGN. La troisième, à la plaque adresse, sera à l’initiative des collectivités territoriales.


Aspects législatifs et réglementaires


Les rôles respectifs des collectivités publiques (nationale et territoriales) sont au centre de cette organisation pour l’entretien du fichier national des points « géographiques » des adresses. Ils devront être confortés à terme par une loi.

L’organisation des flux de données entre les collectivités locales - qui attribuent noms de voie et numérotation - et le maître d’œuvre qui aura été retenu, fixant leurs obligations respectives, est à préciser ; le décret actuel, étant limité, devra être complété en conséquence. L’implication des collectivités locales, ou de leurs groupements, est en effet essentielle.



Travaux complémentaires


Outre les actions de concertation, le groupe de travail propose également l’élaboration d’une recommandation pour la dénomination des voies, une action de sensibilisation et information des collectivités locales, une réflexion sur les identifiants stables des points « géographiques » des adresses.


Présentation détaillée des propositions du groupe de travail


FICHIER NATIONAL DES POINTS « GEOGRAPHIQUES » DES ADRESSES

Il constitue la base de données de référence pour les adresses alphanumériques (c’est à dire non localisées dans l’espace) anonymes en France, y compris les DOM et peut être réalisé d’ici fin 2004. Sa réalisation suppose de mettre en place une organisation identifiant maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre et opérateur (voir proposition sur l’organisation plus bas). Ses principaux éléments descriptifs sont les suivants :



LES MODALITES DE LOCALISATION


Il est proposé plusieurs modalités de localisation des adresses alphanumériques du « fichier national des points géographiques des adresses ».


Points géographiques des adresses localisés par tronçon

Cette première modalité de localisation spatiale des adresses est réalisable d’ici 2004 :



Points « géographiques » des adresses aux centroïdes des parcelles bâties

Cette deuxième modalité de localisation spatiale des adresses est réalisable à partir de 2003 jusqu’à fin 2007, en fonction de la disponibilité de la composante parcellaire :


Points « géographiques » des adresses aux plaques adresse

Cette troisième modalité de localisation spatiale des adresses est à arrêter dans ses spécifications. Elle concerne le RGE dans les zones urbaines denses (RGE – ZUD). Sa réalisation est fonction de la disponibilité de la composante parcellaire vecteur du RGE. Aucun échéancier n’est établi pour l’instant



Géoréférencement des lieux-dits


ORGANISATION

Pour le fichier national des points géographiques des adresses

Plusieurs solutions de maîtrise d’ouvrage sont possibles :

A noter en avant propos que la multiplicité des communes (notamment du point de vue organisationnel et du fait qu’aucune entité les regroupant n’exprime un consensus) empêche qu’elles soient reconnues comme maître d’ouvrage.


Le groupe ne recommande pas de solution particulière, il considère malgré tout que la solution statu quo ne permettra pas de réaliser les progrès et économies de moyens rendues possibles par les autres solutions. Plusieurs ministères étant concernés, la décision est à prendre au niveau interministériel (Premier ministre).

En tout état de cause, la solution retenue devra être durable et rester publique, et offrir aux contributeurs – utilisateurs les meilleures conditions de visibilité pour le basculement de leur système vers celui proposé.

Dans toutes les solutions d’organisation proposées, la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre doivent être clairement séparées.



Pour le géoréférencement

Conformément à la décision interministérielle du 19 février 2001, l’intégration des données du fichier national des points « géographiques » des adresses dans le RGE et leur géoréférencement est assurée par l’IGN. Elle concerne les modalités 1 (localisation par tronçon) et 2 (localisation par parcelle bâtie).

La localisation aux plaques d’adresse sera à l’initiative des collectivités territoriales.




Résolutions du CNIG

Lors de sa séance plénière de novembre 2002, le CNIG a approuvé les propositions du groupe de travail « Adresse ». En outre, il a également décidé :

Le Conseil recommande que les travaux demandés aux collectivités territoriales dans le cadre du Répertoire des immeubles localisés (RIL) viennent alimenter la constitution du fichier des « points géographiques » de l’adresse.




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